12 juin — Critères de remboursement publiés · Lire →

Déjà sous Wegovy ou Mounjaro : la règle de l'IMC initial (et comment vous faire rembourser)

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Vérifié le 31 août 2026 · Relu par Relecture médicale en cours · Sources en bas de page

Si vous étiez déjà sous Wegovy ou Mounjaro — parce que vous avez commencé avant le remboursement, ou parce que vous avez déjà perdu du poids —, une règle essentielle vous protège : c'est votre IMC de départ (au moment où vous avez commencé le traitement) qui est pris en compte, pas votre IMC actuel. Autrement dit, vous n'êtes pas pénalisé pour avoir maigri. Mais le remboursement n'est pas rétroactif, et il faut des démarches précises pour en bénéficier désormais.

L'essentiel

  • C'est l'IMC initial — celui à l'initiation du traitement pour le contrôle du poids — qui compte, quel que soit votre poids aujourd'hui.
  • Une baisse d'IMC après le début du traitement n'exclut pas du remboursement.
  • Le remboursement n'est pas rétroactif : les boîtes achetées avant le 15 juin 2026 ne sont pas remboursées.
  • Pour être remboursé désormais, il faut un justificatif rempli par un prescripteur habilité, attestant notamment votre IMC initial.
  • Documentez votre poids et votre IMC de départ : c'est la pièce qui peut tout débloquer.

La règle qui protège ceux qui ont déjà maigri

Voici le point le plus important, et le plus rassurant. Les textes précisent que l'IMC initial correspond à l'IMC du patient lors de l'initiation du traitement de contrôle du poids, quel que soit son statut de remboursement à l'époque [1]. Et l'Assurance Maladie le confirme : le patient doit remplir les critères au moment où son traitement a été initié, même si cette prescription est antérieure au 15 juin 2026 [2].

Concrètement, une baisse de votre IMC survenue après le début du traitement ne vous exclut pas du remboursement [4]. Prenons un cas concret :

Exemple 1. Vous avez commencé Wegovy en janvier 2026, avant le remboursement, avec un IMC de 42. Depuis, vous avez perdu du poids et votre IMC est aujourd'hui de 34. Êtes-vous encore éligible ? Oui, potentiellement — car c'est votre IMC de départ (42) qui est retenu, pas votre IMC actuel (34). Sans cette règle, vous seriez pénalisé… pour avoir réussi.

Cette logique est cohérente : le traitement fonctionne justement en faisant baisser l'IMC. Il serait absurde d'en priver ceux qui répondent bien.

En revanche, la règle joue dans les deux sens, et l'honnêteté impose de le dire :

Exemple 2. Vous avez commencé à un IMC de 31, sans comorbidité. Votre IMC initial (31) ne remplit pas le seuil de remboursement (≥ 40, ou ≥ 35 avec comorbidité). Votre traitement reste alors prescriptible mais non remboursé, même si vous étiez déjà traité. Voir IMC entre 27 et 35.

Attention : le remboursement n'est pas rétroactif

Deuxième point crucial. Le remboursement débute au 15 juin 2026 — il ne s'applique pas aux dispensations antérieures [3]. Les boîtes que vous avez payées avant cette date restent à votre charge ; vous ne pouvez pas en demander le remboursement a posteriori.

Ce qui change, c'est la suite : pour les dispensations à partir du 15 juin 2026, vous pouvez entrer dans le cadre remboursé — à condition d'accomplir les démarches ci-dessous.

Les démarches concrètes pour être remboursé désormais

Être déjà sous traitement ne suffit pas : le remboursement passe par un justificatif d'accompagnement à la prescription (parfois appelé « ITR »), rempli par un prescripteur habilité via le téléservice de l'Assurance Maladie, et présenté en pharmacie à chaque délivrance [1][5][6]. Ce document atteste notamment votre âge, votre IMC initial, une éventuelle comorbidité, l'échec d'une prise en charge nutritionnelle, et l'habilitation du prescripteur [1].

Voici la marche à suivre :

  1. Rassemblez la preuve de votre IMC initial. Ordonnance d'initiation, compte rendu de consultation, courbe de poids, données de votre pharmacie : tout ce qui documente votre poids et votre taille au démarrage du traitement. C'est la pièce maîtresse. Si vous aviez commencé via un service en ligne ou un autre médecin, demandez-leur une attestation de votre IMC à l'initiation [5][6].
  2. Consultez un prescripteur habilité. La prescription ouvrant droit au remboursement doit s'inscrire dans le parcours spécialisé (structure de niveau 2 ou 3). Si votre traitement a été initié hors de ce cadre, vous devrez passer par un professionnel habilité qui évalue votre éligibilité et établit le justificatif. Trouvez-le via notre annuaire des prescripteurs — voir aussi Qui peut prescrire.
  3. Présentez le justificatif en pharmacie. À chaque délivrance, il conditionne le remboursement. Voir Le justificatif en pharmacie.
  4. Préparez la réévaluation à 4 mois. La poursuite du remboursement dépendra du résultat (≥ 5 % de perte) — voir La réévaluation à 4 mois.

Les cas limites (où la réponse n'est pas encore tranchée)

Certaines situations restent floues dans les textes, et nous préférons vous le dire plutôt que d'inventer une réponse :

  • L'IMC avant une chirurgie bariatrique : peut-on retenir l'IMC d'avant l'opération ? La question a été posée à l'Assurance Maladie, sans réponse ferme à ce jour.
  • Le lien entre « IMC initial » et parcours spécialisé pour un traitement démarré ailleurs : les modalités de transition sont à préciser.

Point réglementaire clarifié : ce sont les arrêtés du 10 juin 2026 (JO du 12 juin) qui font foi ; ils abrogent et remplacent ceux du 23 mai, conservent les mêmes critères d'IMC et de comorbidités, et c'est bien le 10 juin qui a précisé la définition de l'IMC initial citée plus haut.

Pour les cas limites, par exemple après chirurgie bariatrique ou après un traitement initié hors parcours, ne concluez pas seul : demandez confirmation au prescripteur et à l'Assurance Maladie avant d'engager des frais.

Vérifiez où vous en êtes

Avant d'entamer des démarches, faites le point : avec votre IMC de départ, remplissez-vous a priori les conditions ? Notre calculateur vous répond en 60 secondes, gratuitement et sans transmettre de données — pensez à saisir votre IMC initial, pas l'actuel.

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Et si vous restez, à ce stade, non remboursé : regardez ce que couvrent les mutuelles pour alléger la facture, et comment bien vous nourrir pour tenir vos résultats jusqu'à la réévaluation.

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Questions fréquentes

J'ai maigri depuis le début du traitement : ai-je perdu mes droits ?

Non. C'est votre IMC initial qui compte, pas votre IMC actuel. Une baisse d'IMC après l'initiation n'exclut pas du remboursement.

Puis-je me faire rembourser les boîtes achetées avant le 15 juin 2026 ?

Non, le remboursement n'est pas rétroactif. Seules les dispensations à partir du 15 juin 2026, avec justificatif, peuvent être prises en charge.

J'ai commencé mon traitement chez un médecin non habilité (ou en ligne). Que faire ?

Faites établir une attestation de votre IMC initial, puis consultez un prescripteur habilité qui évaluera votre éligibilité et remplira le justificatif ouvrant droit au remboursement.

Quels documents dois-je conserver ?

Tout ce qui prouve votre poids et votre IMC au démarrage : ordonnance initiale, comptes rendus, courbe de poids. C'est souvent la pièce décisive.

Mon IMC de départ était de 32 : suis-je concerné ?

Dans ce cas, l'IMC initial ne remplit pas le seuil de remboursement (sauf configuration particulière). Le traitement reste prescriptible mais non remboursé.

Sources

  1. Vidal (reproduisant le texte des arrêtés) — « l'IMC initial correspond à l'IMC du patient lors de l'initiation du traitement indiqué dans le contrôle du poids, quel que soit son statut de remboursement » ; justificatif rempli par le prescripteur (téléservice) attestant âge, IMC initial, comorbidité, échec nutritionnel, habilitation
  2. Forum officiel ameli (réponse certifiée par un expert) — le patient doit remplir les critères au moment de l'initiation du traitement, même si la prescription est antérieure au 15 juin 2026 ; renvoi à la FAQ sante.gouv.fr
  3. service-public.gouv.fr — prise en charge effective à partir du 15 juin 2026 ; conditions cumulatives ; seuils d'IMC
  4. ZAVA — « une baisse de votre IMC sous le seuil de 35 suite à l'initiation du traitement ne constitue pas un critère d'exclusion » ; possibilité d'obtenir un document attestant l'IMC à l'initiation
  5. Arrêtés du 10 juin 2026 (JO du 12 juin 2026), en vigueur, qui abrogent et remplacent ceux du 23 mai (JO du 28 mai) et précisent le cadre de prise en charge — Wegovy
  6. Arrêtés du 10 juin 2026 (JO du 12 juin 2026), en vigueur, qui abrogent et remplacent ceux du 23 mai (JO du 28 mai) et précisent la définition de l'IMC initial — Mounjaro
  7. FAQ ministère (sante.gouv.fr) sur les critères des arrêtés du 10 juin 2026

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